Si vous souhaitez adopter cette méthode, la première question qui vient à l’esprit concerne l’équipement nécessaire. Concrètement, deux grandes options s’offrent à vous : utiliser un scanner physique (intégré ou en tant qu’appareil dédié) ou recourir à un smartphone, éventuellement associé à une application de scanning. Chacune de ces méthodes a ses avantages, et vous pourrez choisir en fonction de vos besoins, de votre budget, ainsi que de votre aisance avec la technologie.
Scanner physique contre smartphone : quel choix faire ?
Le scanner physique demeure l’option la plus traditionnelle. Souvent, l’imprimante que vous possédez déjà à la maison comprend un module de scanner. Les avantages sont la qualité d’image élevée, la régularité des résultats et la convivialité : en effet, vous insérez simplement l’ordonnance dans l’appareil et vous lancez la numérisation depuis votre ordinateur. Le format obtenu est généralement bien calibré, en PDF ou en image, avec une résolution adaptée à la relecture et à l’impression. Si vous prévoyez d’envoyer régulièrement des ordonnances (par exemple plusieurs fois par mois), c’est un moyen fiable et rapide de centraliser vos documents.
L’usage du smartphone, quant à lui, séduit par sa simplicité et sa mobilité. Il existe une multitude d’applications telles que “CamScanner” ou “Adobe Scan” qui facilitent la production de documents propres et bien cadrés. Elles disposent de correcteurs automatiques de perspective et de filtres pour améliorer la lisibilité de l’écriture, ce qui rend le document final souvent très proche d’une version numérisée avec un scanner traditionnel. De plus, vous pouvez facilement enregistrer et stocker ces fichiers dans le cloud ou dans la mémoire de votre téléphone, puis les transférer sur votre ordinateur pour impression. C’est une excellente solution si vous ne possédez pas de scanner à la maison ou si vous avez besoin de scanner vos ordonnances rapidement, par exemple depuis le cabinet vétérinaire. Toutefois, la qualité peut varier davantage selon le modèle de votre téléphone et l’éclairage ambiant.
Choisir le bon format de fichier et la bonne résolution
Après avoir déterminé l’équipement idéal, il est nécessaire de définir les paramètres de sortie les mieux adaptés à l’impression et à l’envoi postal. Les formats d’image courants, comme le JPEG, sont tout à fait acceptables si vous n’avez besoin que d’une photo rapide. Pourtant, lorsqu’il s’agit d’ordonnances, le PDF reste de loin le format à privilégier. Ce type de fichier vous permet de regrouper plusieurs pages en un seul document, de conserver une bonne qualité de lecture et de protéger parfois les informations (en ajoutant un mot de passe, par exemple). Les administrations et les assureurs l’acceptent aisément, et il reste pratique à imprimer ensuite pour joindre physiquement à votre courrier.
Ensuite, le paramètre de résolution (exprimée en DPI, « dots per inch ») est un critère d’importance pour l’impression. Typiquement, une résolution de 200 à 300 DPI est suffisante pour des documents administratifs ou des pièces justificatives. En dessous, vous risquez d’avoir un document flou ou peu lisible ; au-dessus, le fichier sera inutilement volumineux, ce qui peut compliquer son transfert ou son stockage. Dans le cadre de l’envoi postal, le bon sens suffit : mieux vaut opter pour une résolution un peu plus élevée, aux alentours de 300 DPI, afin d’éviter que certains caractères ne soient difficiles à déchiffrer à la relecture. Si votre vétérinaire a écrit à la main, certains détails peuvent se fondre au moment de l’impression si la qualité est trop basse.