Avant même de songer à demander une révision de franchise, il est essentiel de comprendre parfaitement ce que recouvre ce terme. La franchise, dans le cadre d’une assurance santé pour animaux, représente la somme restant à votre charge après le calcul du remboursement. Autrement dit, si le total des frais vétérinaires s’élève à 500 euros et que l’assureur applique une franchise de 50 euros, le calcul du remboursement portera sur 450 euros, en tenant compte du taux de couverture négocié ou fixé par la police. La franchise peut être fixée de différentes manières selon les compagnies et les formules choisies.
Ce concept, courant dans l’univers de l’assurance automobile ou de l’habitation, se retrouve désormais appliqué dans les contrats d’assurance pour animaux. Les compagnies y voient un moyen de limiter certains abus et de responsabiliser les propriétaires. Toutefois, pour de nombreuses personnes, cette part non remboursée se révèle parfois contraire à l’objectif même de l’assurance : amortir au mieux les dépenses imprévues. Si cette franchise est jugée trop élevée ou inappropriée à vos besoins spécifiques, il devient alors légitime d’en solliciter la réévaluation.
La franchise fixe
Certains assureurs optent pour une franchise fixe, c’est-à-dire un montant déterminé dès la signature du contrat et qui ne varie pas, quels que soient le nombre, la nature ou le coût exact des actes vétérinaires. Dans cette configuration, vous saurez à l’avance que, pour chaque incident couvert, vous devez vous acquitter d’une même somme forfaitaire à chaque demande de remboursement. Par exemple, la franchise peut s’élever à 70 euros pour toute consultation vétérinaire donnant lieu à une prise en charge.
Ce type de franchise offre une certaine visibilité, car vous connaissez le montant à payer par événement. Néanmoins, si vous réalisez plusieurs visites successives pour un suivi intensif, la note peut grimper rapidement. Imaginons que votre chien nécessite une rééducation de longue durée après un accident : la multiplication des consultations engendre autant de fois la facturation de la franchise, ce qui finit par alourdir considérablement le budget. Il est alors pertinent de vérifier si votre assureur propose une révision de cette somme fixée trop haute ou mal adaptée au contexte de maladies chroniques ou récurrentes.
La franchise proportionnelle ou par acte
Dans d’autres cas, la franchise peut revêtir une forme proportionnelle ou être calculée par acte. Cela signifie qu’elle peut être directement indexée sur le montant des frais engagés ou sur le type de soin requis. Par exemple, votre assureur peut exiger une franchise représentant X % de la facture. Ainsi, si cette dernière est particulièrement élevée (plusieurs centaines d’euros), la somme laissée à votre charge peut rapidement devenir conséquente.
Cette méthode de calcul sous-tend que plus votre animal est susceptible de subir des actes coûteux (analyses complexes, interventions chirurgicales spéciales, etc.), plus la part non remboursée va augmenter. Dans ce cas, la demande de modification de la franchise peut revêtir un caractère indispensable si vous estimez que cette proportion ne correspond plus à votre situation actuelle. Si vous observez que vos dépenses réelles liées à la santé de votre animal ont dépassé 2 000 euros dans l’année, vous avez potentiellement matière à négocier un ajustement. Après tout, il est légitime de questionner un niveau de franchise élevé alors que votre fidélité envers l’assureur est ancienne et que vos sinistres sont couverts depuis de longues années.